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La mort de l'enfant

 
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Sophie


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MessagePosté le: Dim 15 Juin - 11:59 (2008)    Sujet du message: La mort de l'enfant Répondre en citant

Les mots surlignés sont ceux que j'ai pas retrouvé dans le texte! Enfin j'ai pas cherché beaucoup Confused



Séquence 5 : La peste de Camus
Lecture Analytique n°4 
  
« La mort de l’enfant »  
  
  
            Projet d’étude : Cette mort réaliste est aussi très symbolique. Elle va pousser l’homme à affronter son destin.            
I. Progression dramatique
 
  1. Crescendo
  • L1 à 17 

      Description de l’agonie (1er paragraphe), l’effet de l’agonie sur les autres personnages (2ème paragraphe)
Description par les yeux de Rieux « le docteur » l1.
Cette description est détaillée : « ne quittait pas des yeux » l2, « minute après minute » l12, « il le faisait depuis ce matin » l13
De plus, Rieux est très attentif au corps : « les dents de nouveau serrés » l3, « parut respirer plus vite » l8 (observation sans certitude, interprétation)
      L’enfant reste focalisé sur la douleur. Il est coupé du monde « aveugle et muet » l8.
Cette agonie paraît nouvelle pour les spectateurs « ils n’avaient jamais encore suivi leurs souffrances minute après minute » (l12) « ils n’avaient jamais regardé en face, si longtemps l’agonie d’un innocent »  (l17-18).
Les spectateurs sont confrontés à une réalité qui devient concrète
= La mort d’un innocent
 
  • L18 à 51

            Métaphore filée de la peste qui devient incontrôlable
Douleur matérialisée par les larmes (l31)
La peste s’acharne contre un innocent → idée du crucifié (l36)
Impuissance des adultes (qui sont extérieur à lui)
-         Tarrou essaye d’apporter du réconfort « essuya le petit visage » (l37)
-         Castel referme son livre (l39 : peut être de médecine). Ce qui signifie le renoncement
-         Paneloux est accusateur (l48) et, dans sa position (l46), désespéré.
-         Rieux reste dans les conditions médicales. Et sa seule préoccupation reste l’enfant.
 
  • L52 à 70

Rieux partage la souffrance.
Par le toucher, il cherche à transmettre sa force à l’enfant
Imparfait de répétition « vide » = inutilité
 
  • L71 à 105

            Les souffrances se matérialisent par le cri. C’est le point le plus insoutenable parce que la douleur se sent.
           
  1. Decrescendo

            Tout s’arrête brusquement.
« les autres malades se turent » l106
Le « mais » (l106) montre l’opposition, la rupture.
Euphémismes : « venait de s’arrêter » l108 (passé proche)
                          « achevée » l111 (plus que parfait)
                          « c’était fini » l112
Le combat est terminé.
Description du cadavre → pathétique de la scène
« rapetissé »l114 = souffrance physique
« larmes » l115
 
II. Scène réaliste
Réalisme assez cru.
Camus s’inspire du Journal de l’année de la peste de De Foe (description clinique de l’effet de la peste sur le corps)
 
  1. L’horreur de l’agonie

 
-         matérialisée par les symptômes cliniques
L’enfant est petit, fragile
« petit malade » l2, « petit corps » l5, « frêle carcasse » l22
Le corps est diminué par la maladie (« osseuses » l34)
 
-         Adverbes qui marquent la progression (« un peu », « A nouveau » l20) montrent l’évolution de la maladie en étapes
-          
-         Verbes d’action. La réalité de la douleur est montrée par la lutte que mène l’enfant. « seul l’enfant se débattait de toutes ses forces » l60, son cri est un cri de protestation (l85), le mot lutte est employé à la ligne 110.
 
Mais le combat qu’il mène contre la peste semble perdu d’avance. En effet l’enfant ne fait que subir l’action de la peste, il ne peut pas résister. (Métaphore filée l22 « pliait », « craquait » l23)
 
  1. La terreur

L’enfant est terrifié par la peste : « recula au fond du lit dans l’épouvante » (l29), cri de terreur (qui devient unanime). 
L100 : « une marée de sanglots » métaphore qui inverse celle de la ligne 22, ce sont les sanglots qui prennent le dessus.
 
L’enfant est déshumanisé
Il a le corps d’un animal « carcasse » l22, « griffes » l76.
L’idée de survie prend le dessus, c’est le côté instinctif de l’homme.
 
Dernière image de l’enfant
Il est l’incarnation de la souffrance.
Il paraît vieilli.
Les « larmes » l115 rappellent la souffrance et « en désordre » l114 la lutte.
De plus, la couverture est le symbole récurrent de la lutte.
« Reposait » l113: délivrance, on a mis un terme a la souffrance
 
 
 
Mort
On a une annonce de la mort à la ligne 26 avec la comparaison « ressemblait déjà à la mort ». Ainsi la mort semble être la seule issue possible
 
Paroxysme du cri
Marque l’horreur.
-         début du teste : « gémissait » l1, « muet » l8 Manifestation sonore atténuée.
-         L54 : « un seul qui criât », « petites exclamation »
-         La douleur n’est plus silencieuse. Il y a un refus et une peur de mourir avec cette plainte ouverte (l83). Le cri de l’enfant devient le symbole du cri de souffrance de tous les hommes.
 
III. Une mort scandaleuse
 
  1. Le scandale

La mort d’un enfant apparaît comme un scandale (« scandale » l15, « scandalisaient » l16)
De plus le pluriel « ils » l16 montre que c’est un sentiment partagé.
La mort apparaît encore plus scandaleuse parce qu’il y a une prise de conscience de cette réalité qui était auparavant abstraite. (« abstraitement » l16 ≠ « en face » l17)
« longuement » l18 la mort es regardée minute par minute
« agonie d’un innocent » l18 c’est injuste.
 
C’est un registre pathétique qui est utilisé pour toucher le lecteur  qui ressent lui aussi cette injustice. (« souffrance » l12, « agonie » l17, « innocent » l18 = cette mort douloureuse est montrée comme injuste)
« S’il doit mourir, il aura souffert plus longtemps » l48 accent avec le superlatif
« petit enfant » → fragilité montrée par l’adjectif antéposé
 
Le narrateur n’est pas neutre, il cherche à influencer notre regard avec des adjectifs qui alimentent la compassion (« frêle » l22, « mince poignet » l69, « osseuses »). Il y a toujours ce sentiments de terreur (« la terreur » = la peste l10). Des verbes utilisés à la forme négative montrent l’injustice du côté arbitraire de la peste.
 
  1. La réaction des hommes

 
-         Deux réactions pour Tarrou
L11 et 87 : « se détourna » Il y a un refus de voir parce que c’est trop dur pour lui de rester dans l’impuissance. L37 : « essuya le petit visage » Par ce geste, l’adulte paraît désespéré parce qu’il est inutile.
 
-         Paneloux se réfugie dans la prière.
L90 : sa prière ressemble à un cri de désespoir « mon Dieu, sauvez cet enfant » (l94). Mais il est dans son rôle « naturel » (l91). Sa prière est inefficace parce que la douleur la dépasse (« couvrant la prière » l100)
 
-         Grand fuit (l74) « Reviendrait » le conditionnel montre qu’il n’y a pas de certitude.
 
-         Castel (l39) Lorsqu’il ferme son livre, on sent qu’il est impuissant, ce sérum est un échec.
-         Rieux
L1 : « serrait avec force la barre », il est peut être en colère, mais il surtout révolté.
L101 : Même idée reprise avec « accroché à la barre du lit » Il est affecté âr la mort de l’enfant et a besoin de soutien.
L102 : « dégoût » rappelle que les médecins ont échoué. Rieux a un moment de faiblesse à cause de son impuissance et de la souffrance inutile de l’enfant.
Il a besoin d’agir pourtant il reste impuissant. « immobilité impuissante » (l64) : longueur.
 
            L’enfant apparaît comme un martyr (rappelle du Christ avec « crucifié » l36 et « supplicié » l65). L’adjectif « grotesque » (l36) montre que pour Camus ce martyr est absurde et inutile.
 
            Cette scène devient le symbole de l’impuissance de l’homme face à la peste.
 
IV. Conflit éthique
Conflit d’idée entre Rieux et Paneloux
Cette tension est due à la divergence de croyance. En effet Rieux croit en la médecine alors que Paneloux  croit en la religion.
 
-         Paneloux est en désaccord avec le choix de castel, il n’a pas confiance en ce sérum. Il forme une accusation contre les médecins qui se base sur une hypothèse.
Pour lui c’est le destin qui intervient (les hommes ne sont pas maîtres de leur destin). Il est fataliste.
« S’il doit mourir » (l48) → c’est le choix de Dieu.
« Se laissa glisser à genoux » (l91) Paneloux renonce, il accepte la réalité.
 
-         Rieux s’engage.
« scandalisaient » (l16) montre sa révolte.
Il accepte de regarder en face la maladie, il affronte la réalité. Il s’engage dans une lutte même si elle paraît inutile et absurde.
« avec force » (l1), « serrait les dents » (l87) → il affronte la dureté, il semble lui aussi avoir envie de crier.
Il essaie de donner sa force pour « soutenir » l’enfant (l67)
 
 
Même si cette lutte est inutile (« son effort sombrait dans le vide » l68), il faut coût que coût continuer à se battre.
Rieux incarne l’homme révolté.
« Fit un effort visible pour se dominer » (l51) : il se concentre de nouveau  sur son centre d’intérêt premier. Mais il y a désaccord et un fossé se creuse.
 
ð     C’est dans la lutte qu’on va pouvoir sauver les hommes.
« Il se domina » : il faut rester solidaires malgré le désaccord des idées.
 
Conclusion
Ce texte dépasse le romanesque. Pour nous faire le portrait d’un homme révolté : Rieux. (Dans son œuvre philosophique, Camus avance que c’est la réponse à l’absurde.)
Camus ne se contente pas de dénoncer la souffrance. Mais il nous invite aussi à réagir, à nous mettre au service de l’autre quelque soit le résultat de la lutte.
ð     Il faut lutter contre ce qu’il paraît absurde


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MessagePosté le: Dim 15 Juin - 11:59 (2008)    Sujet du message: Publicité

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