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Les Obseques de la Lionne

 
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Sophie


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PostPosted: Sun 15 Jun - 12:18 (2008)    Post subject: Les Obseques de la Lionne Reply with quote

Séquence 2
Lecture Analytique n°2  
 
« Les obsèques de la lionne » de La Fontaine
 
 
 
Comparaison avec la fable d’Absténius (humaniste du XVIe)
Similitude dans le thème et le schéma narratif  
Différences :
Absténius  
La Fontaine  
en prose  
 
Le roi remarque le Cerf  
en vers  
Adaptation de la critique à son époque  
Un flatteur dénonce et amplifié la faute  
 
La Fontaine critique la politique de la cour (système corrompu)  
Intro

« Les obsèques de la lionne » est une fable qui appartient au second recueil (1678) des Fables. Dans son avertissement, La Fontaine annonce qu’il a donné un air et un tour plus critique. Il aborde la question du roi (le Lion apparaît comme le centre). Il s’intéresse dans cette Fable au rapport entre le roi et les courtisans. Il y ajoute un discours ironique.
→ En quoi cette fable est-elle une satire ?
→ Comment la critique sociale et politique s’énonce à travers un récit satirique ?

Elle comprend 55 vers en alexandrins et en octosyllabes.
→ v1 à 15 : octosyllabes (introduction de la situation)
v16 à 23 : pause
v24 à 51 : récit
Alternance avec des dialogues

I. Le travestissement animal

  1. Le travestissement


Le contexte nous montre des personnages qui sont clairement énoncés (ce ne sont pas des personnages types).
Il associe très nettement le Lion au Roi : « le roi Lion » v31
La périphrase : « la femme du Lion » v1 montre que la « Reine » (v26 v37) n’existe que par son mari. Le champ lexical du roi se poursuit : «Prince » v3 v12 v19, « Roi » v30 …, « Monarque » v33. Au vers 13, l’ « antre » désigne la tanière du Lion.
La cour semble un endroit de rivalité et de mesquinerie.
Le « Lion » v1 est le « Roi » v30
Les « Loups » v36 sont les « prévôts » v8
« Les Courtisans » v16 sont désignés par « Messieurs les Courtisans » v16, « le Cerf » v25 et un « flatteur » v28.

Les masques ne sont pas tenus longtemps. Il utilise un peu les animaux puis il critique ouvertement la cour.
  1. La réalité de la cour


La scène est très réaliste (solennelle). En effet, les obsèques et leur organisation sont en effet décrites avec beaucoup de réalité. C’est peut être un moyen de décrire l’hypocrisie de la cour. Le caractère du deuil paraît très officiel avec des verbes comme « régler » v9 et « placer » v10 dans l’enjambement entre les vers 6 et 10. De plus il y a une foule de monde « cérémonie » v9, « convoi » v44 et « compagnie » v10. C’est très imposant
La mort apparaît par la périphrase du premier vers et surtout par le passé simple du verbe mourir (« mourut » v1) de manière très brutale.

Là encore La fontaine utilise des thermes très directs. Au vers 11, il s’adresse à nous lecteur avec « Jugez si chacun s’y trouvera ».

II. Satire du pouvoir

  1. Vision du couple royale


A travers ce que l’on dit de la Lionne, il se dessine le portrait du Lion. Par exemple, la périphrase « la femme du Lion » v1 montre que la Lionne n’existe que par son mari. De plus la coupure du vers est irrégulière. Le mot « Lion » est ainsi mis en relief. Le couple royale a un statut très puissant : d’une part ils sont présentés comme cruels : « étranglé » v27 (idée de tuer pour le plaisir), « immolez » v37. D’une autre part, ils sont divins (« augustes mânes » v38, « nos sacrés ongles » v36). L’ « antre » v13 rappelle leur côté bestial.

  1. Critique de l’absolutisme


· Critique du Roi :
Au vers 6, le verbe « fit avertir » v6 montre que le Roi impose ses décisions. Sa puissance est exprimée par les « cris » v12 qui sont appuyés par l’allitération en « r » (« cris » v12, « résonna » v13, « rugir » v16). La douleur est exprimée avec violence. Les rimes en « a » insistent sur certains mots qui font écho.
Le côté divin du Roi est critiqué par le chiasme aux vers 35-36 (« tes membres profanes / nos sacrés ongles »)

· Critique des courtisans :
On note tout d’abord un manque de personnalité (anonymat). De plus ils sont serviles.
- C’est une masse compacte : « un » v27 flatteur, « chacun » v2 et « Messieurs les courtisans » (pluriel qui les incluse tous) v11.
« Les gens »v22, « province »v6, « compagnie »v10, « peuple »v 20 : L’ensemble de la Cour (on ne distingue pas les membres) a le même comportement. Les sujets ont perdu leur capacité à réfléchir → manipulés par le Roi. « Mille corps » v22 est une hyperbole qui s’oppose à « un esprit »v22.
- La Fontaine reprend l’idée des « animaux machines » de Descartes. En effet, les courtisans ont un comportement mécanique en obéissant aveuglément au Roi (idée reprise par « ressorts »v23 → XVII et XVIIIe les automates se développent).
- Au vers 21, la référence au singe (il imite le Roi) et au caméléon (étym : lion rampant → il se font dans la masse) met en valeur la soumission des courtisans au « maître »v21. Ainsi le peuple se soumet par l’imitation. Ceci est marqué par la phrase nominale (v21) et le rythme est marqué par la répétition de « peuple ».
Aux vers 15-16, l’imitation est de nouveau notée par « rugir en leurs patois »v16 (le Lion rugit mais pas les autres animaux).
- C’est le fabuliste qui parle aux vers 17 à 23 (→ utilisation de la première personne « je » v17). On est à la cour du XVIIe siècle. La Fontaine se positionne en donnant son avis (« Je définis »v17). Par l’antithèse « tristes, gais »v18, il montre que les Courtisans s’adaptent à l’humeur du Roi. Le chiasme « prêts à tout, à tout indifférents » v18 montre l’hypocrisie et le manque de personnalité de la Cour. C’est l’état d’esprit du XVIIe : siècle du « paraître »v20 (pour exister à la Cour, il faut paraître et s’adapter au Roi).
Tout cela mène aux mensonges : « flatteur »v28 (caractéristique du Courtisan), « soutint »v29 (mensonge). Allitération en « l » (« Un flatteur l’alla dire »v28)

· La flatterie
La flatterie est désignée comme des « agréables mensonges »v53. La ruse du Cerf est d’en faire usage : dans son discours (mensonge), le Lion va trouver une consolation à sa douleur. Le Roi est avide de flatterie. Il croit les paroles qui sont celles qu’il attend (« bien loin d’être puni »v51 montre que la flatterie peut opérer un changement d’avis chez le Roi.)
Il y a une opposition entre le discours du Roi (le Cerf est désigné comme un « traître » v38). Celui utilise des impératifs. Il y a une volonté d’être obéit.
Et celui de la Reine (là, le Cerf est désigné comme un « Ami »v44, on remarque le tutoiement → il semble proche de la Reine). Ce discours est rapporté direct (augmente la crédibilité), le Cerf devient le messager de la défunte (→ Apaisement du Lion). La rôle du courtisan est de montrer les côtés positifs du Roi (même quand il a tort) alors au vers 48-49 la colère précédente du Lion semble justifiée.
« J’y prends plaisir »v49 → Critique par ironie.

III. Un enseignement moral

  1. Moralité directe (v52-53)


Le récit n’est pas crypté.
Les « songes » v52 renvoie une image du Roi qui n’est pas réelle mais qui a pour but de l’amuser. Par les « mensonges »v53, la flatterie est dénoncée (rimes léonines). Le verbe « goberont » v55 souligne que le Roi se fait manipuler (à cause de sa vanité). La Fontaine développe une définition de la cour → « flattez » « amusez » « payez ». Pour finir par le pluriel « les Rois », le fabuliste attaque le fonctionnement politique de son époque.

  1. Les discours


La prise de parole du Lion va être marquée par l’indirect (v6 et 7) et l’indirect libre (v8). Ceci montre l’autorité du Roi. Puis le discours direct renforce et confirme la même idée (v33 à 38). Le Roi rabaisse ses interlocuteurs et se grandit.
→ Parodie du discours royal. Elle appuie sur l’emphase (exagération dans le ton, les gestes, …) de celui qui domine.
Le Cerf donne une image opposée : il montre du respect (« Sire » v44).


Conclu : Cette fable est très riche.
La critique du Roi est directe et hardie. L’utilisation d’une cour d’animaux à pour but de l’appuyer. Ici La Fontaine fait une critique politique et sociale. Cette fable ouvre sur le XVIIIe le siècle des Lumières (ex : Montesquieu avec Les Lettres persanes)


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