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"Lettre 24" (Lettres Persanes)

 
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Sophie


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PostPosted: Wed 25 Jun - 10:23 (2008)    Post subject: "Lettre 24" (Lettres Persanes) Reply with quote

Séquence 3
Lecture Analytique n°3 
  
« Lettre 24 », Lettres persanes (1721) de Montesquieu 
  
Montesquieu (1689-1755) C’est un noble.
Il écrit les Lettres persanes en 1721. C’est un roman épistolaire. (Il utilise des persans parce que l’exotisme séduit à cette époque mais aussi pour éviter la censure.
Ces Lettres sont publiées de façon anonyme. Le succès est énorme dans les salons. Montesquieu ne reconnaît que plutard son œuvre.
 
Histoire des Lettres persanes:
Epoque : 1712 à 1720
Lieu : en France
Louis XIV règne encore. C’est lui qui est désigné dans les lettres.
 
Les deux persans envoient des lettres aux gens de leur pays et en reçoivent.
  • Parlent de la France. Ils s’étonnent et critiquent
  • Dans l’autre sens c’est la même chose : Il y a une critique de tous les rois.
  • Aborde le sujet du statut des femmes (Roxane la favorite revendique sa liberté)

 
Il y a la fois une satire des coutumes françaises (les persans se sentent supérieurs par rapport aux nobles qu’ils jugent futiles, instables…). Mais il y aussi une critique du pouvoir (Roi et Pape). Critique de la fin du règne de Louis XIV parce que la France est ruinée.
            Montesquieu revendique des lois de justice, de tolérance (liberté des femmes). C’est un apologue qui fait passer les idées philosophiques de Montesquieu.
            Ici, le Roi doit se comporter comme un bon père de famille. C’est a dire qu’il doit être juste et il doit servir d’exemple (en étant doux et ferme à la fois). Dans leurs premières lettres, les persans critiquent Paris. La 24ème est la première qui s’attaque au Roi.
 
ð     Comment à travers l’apologue, Montesquieu va-t-il attaquer et critiquer le pouvoir ?
 
I.  Evocation majestueuse du roi
            Le Roi de France se détache et est mis au dessus des autres.
« Le roi de France est le plus puissant prince d’Europe » l1 → hyperbole avec superlatif
Puis il y a une comparaison fondée sur une opposition « mais » l2 et sur la contradiction « point de mines d’or » l1 ≠ « plus de richesse » l2
            Il y a toujours des superlatifs.
            La richesse vient du pouvoir.
 
            Caricature du Roi
→ Registre burlesque (ironie)
« plus inépuisables que les mines » l3
Les sujets sont vaniteux
 
            Le roi promulgue des édits dans le but de récolter plus d’impôts (Les titres de noblesse peuvent être achetés. Et les billets (→ mais échec))
Le roi est un manipulateur. Montesquieu attaque la gestion financière (invention du billet l11)
 
            Critique des bourgeois qui sont orgueilleux (« l’orgueil humain » l5) et qui achètent des titres de noblesse (argument qui semble logique)
« on » l3 désigne les Français. Négation restrictive qui montre la pauvreté de l’Etat (« n’ayant d’autre fonds que » l4).
            Le roi ne peut pas compter sur l’argent mais sur ses sujets oui.
L’argumentation de l’auteur est difficilement critiquable car Montesquieu utilise des arguments d’autorité (s’appuient sur la culture ou la science).
 
            L4 : La cause est les titres vendus et la conséquence l’armée équipée. Enumération qui met l’accent sur l’importance des fonds (« troupes », « places », « flottes » l5) renforcée par la répétition du pronom personnel (« ses »)
 
            « titre d’honneur à vendre » l4 → antithèse car l’honneur ne se vend pas, il se gagne.
Montesquieu donne une leçon de morale. Il critique le Roi et le peuple. Il dénonce la crédulité des bourgeois (puisque cet honneur ne vaut rien). Cette critique est reprise par La Bruyère (Les caractères) et par Voltaire.
            L’orgueil est l’un des sept péchés capitaux. 
 
II. Un roi magicien
            « D’ailleurs » l7 → liaison, continuité de l’idée mais on change de paragraphe puisque c’est une nouvelle idée de manipulation.
« Un grand magicien » l7 : le pouvoir du roi est basé sur l’illusion. C’est une antiphrase qui formule une critique supplémentaire (mais peut être vue comme un éloge ou un blâme). 
            Il y a une continuité de la même idée avec « prodige » l4 (ce nom a un côté plus divin, c’est un miracle). Mais le mot « magicien » l7 montre que son pouvoir n’est pas réel : il use d’une illusion pour berner.
            Répétition de l’adjectif « grand » l7 (« grandes guerres » l4) qui montre la démesure.
Imparfait d’habitude « se trouvaient » l5.
 
            Attaque de la dévaluation de la monnaie « un écu en vaut deux » l9. Le roi est obligé d’inventé le billet (« morceau de papier » l11). L’auteur joue sur la multiplication « un »→« deux » et la démesure avec le terme « million »
            Parallélisme lignes 8 et 9 qui joue sur cause/conséquence.
« un bout de papier est de l’argent » l11 : Les lecteurs de l’époque sont renvoyés à leur quotidien, ils sont touchés par la critique. L’adverbe « aussitôt » l11 montre qu’ils ne réfléchissent pas et qu’ils ont une conduite absurde
 
            Insistance sur la manipulation de l’esprit « son empire » l7 → son pouvoir
            Asyndète (absence de liaison et présence du « ; »)
« comme il veut » l7 → il gère, les autres n’ont pas le choix
« esprit » l7, « penser » l8 : Les sujets sont des marionnettes.
            « il n’a qu’à les persuader » l9 et « il n’a qu’à leur mettre dans la tête » l10 montrent que le pouvoir agit sur les esprits. Cette manipulation fait accepter une nouvelle réalité.
(Idée de facilité avec le parallélisme et la négation restrictive)
            Les sujets croient au pouvoir de guérison. Les persans s’étonnent de cette crédulité.
« la puissance qu’il a sur les esprits » l13 : critique de l’église (représentée par le Pape)
 
 
 
 
III. la satire du pouvoir
Satire par le côté burlesque. En effet le roi est désacralisé. Le persan insiste sur le côté manipulateur du Roi.
Gradation dans le texte au nouveau de cette manipulation. « même » l11 : degré suprême de la supercherie.
 
La critique est faite par un décalage. La censure peut être évitée car il y a un recul : les noms, la date…
On a une vision objective d’un prince étranger sur un autre (→ critique acceptable)
« son voisin » l2 : regard neutre, interlocuteur ne connaît pas la France.
« il », « on » (impersonnel) mettent une distance, il parle d’un autre peuple.
Périphrase : « le plus puissant prince d’Europe » l1 : évidence pour les Français mais pas pour les persans.
Louis XIV n’est jamais nommé. Mais l’année 1712 permet d’identifier le roi.
 
Conclusion
            Un portrait qui correspond à l’Art du portrait du XVIIe.
Critique de la politique de l’Absolutisme dans les lettres 29, 57 (roi), lettre 37 (noblesse)
 
Ouverture possible sur « les Obsèques de la Lionne »


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