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- La poésie classique - La poésie nouvelle - Les figures de style

 
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Ludo
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MessagePosté le: Mar 3 Juin - 18:27 (2008)    Sujet du message: - La poésie classique - La poésie nouvelle - Les figures de style Répondre en citant

Révision de bac :




- La poésie classique
- La poésie nouvelle
- Les figures de style
- Registres et tonalités
- L'apologue et ses formes
- Le biographique
- Le théâtre
- Divers trucs
- Méthodologie

















La poésie classique
1) Le vers :
- Le vers ou le mètre comporte un certain nombre de syllabes, définies d'après l'oreille.
- Le e muet ou caduc ne compte pas à la rime, s'efface lorsque le mot qui suit commence par une voyelle. La diérèse (séparation syllabique de deux voyelles comme « préci-eux ») et la synérèse (réunion syllabique de deux voyelles comme « l'ouvrier ») sont employé par les auteurs dans un souci d'expressivité.
- L'alexandrin (12 syllabes), Ronsard qui en a fait le ''vers héroïque'', employé dans le genre noble de l'épopée, s'affirme a l'époque classique comme vers de référence.
- L'octosyllabe, dominant au Moyen Age, est seulement réservé aux genres comiques et légers au 17ème.


2) Le rythme et les effets de musicalité :
- La césure sépare le vers en deux hémistiches.
- Le rythme produit des effets multiples en insistant sur un tel mot, en suggérant harmonie, heurt, précipitation, solennité, ...
- L'onomatopée est formée à partir du bruit qu'elle dénomme : le tic-tac du réveil.
- L'allitération est la répétition d'un même son consonantique (d/t)
- L'assonance est la répétition d'un même son vocalique.


3) La rime reprise régulière à la fin du vers d'un son, se définit par :
- son genre : féminine quand elle se termine par un e muet, masculine dans les autres cas
- sa qualité : pauvre quand elle ne reprend qu'1 seul son (jamais/frais), suffisante quand elle en reprend 2 (séjour/cour), riche au-delà de 2 (empire, soupir(e))
- sa disposition : où les rimes peuvent être embrassées, croisées, ou plates


4) Les formes poétiques :

a. Les formes courantes sont au Moyen-Âge et à la Renaissance :
- la ballade (danser) qui, construite sur les mêmes rimes, comporte 3 strophes (chacunes se terminent par un refrain) et un envoi au destinataire. Le nombre de vers de la strophe équivaut au nombre de syllabes de vers (huitain d'octosyllabes, dizain de décasyllabes...).
- le rondeau très utilisé au Moyen Age qui, devient + rare au 17ème. Il comporte 2 quintiles (AABBA), encadrant un tercet (AAB). Le 1er hémistiche revient en refrain à la fin du tercet et du 2nd quintil.
- le sonnet, importé d'Italie, il arrive en France au 16ème. Il est construit sur 14 vers groupés en 2 quatrains 2 tercets.
- l'Ode, répartie en strophes égales, avec des vers généralement courts, d'inspiration lyrique

b. Les formes plus libres du 16ème au 19ème siècle :
- le madrigal, court poème galant, trousse le compliment à la femme aimée
- l'élégie, caractérisée par la déploration du deuil ou les regrets de l'absence, tonalité plaintive, accents mélancoliques
- l'épigramme, satirique, condense en quelques vers spirituels une attaque enjouée ou cruelle
- les stances, forme poétique notamment utilisée au théâtre et qui est souvent argumentative




La poésie nouvelle

La poésie au 19ème siècle s'affranchit des règles classiques, renouvelle des formes anciennes, et ouvre des voies inédites en modifiant radicalement le rapport entre prose et vers.


1) Vers, strophes et rimes :

a. Du vers libéré... :
- Sans rompre totalement avec les règles de la poésie versifiée, les romantiques renouvellent l'alexandrin : accentuation de la discordance entre la phrase et le vers, effacement de la césure qui engendre le trimètre romantique : « Cela vogue, cela nage, cela chavire » (V. Hugo)
- Les + libres combinaisons de mètres sont essayées par Hugo dans Les orientales et par Musset dans ses Premières poésies (1829).

b. ... Au vers libre :
- Le vers libre naît à la fin du 18ème. Il un mètre variable, la strophe régulière et les rimes sont abandonnées mais il conserve cependant le retour à la ligne, et le travail sur les sonorités et rythme est essentiel .C'est Rimbaud qui l'utilise le 1er dans Illuminations, publiés après sa mort (1895). Le vers libre séduit les poètes sensibles aux transformations du monde moderne (Apollinaire...).
- Le vers libre assouplit ou rejette la rime, pour la remplacer souvent par de simples assonances. Il se libère aussi des contraintes du rythme en devenant approximatif dans le décompte des syllabes. Il peut se segmenter (un vers démonté) ou s'intégrer dans un vers + long (vers emboîté) et quand il atteint une certaine longueur, le vers libre prend le nom de verset.


2) Le poème en prose :
- Une opposition traditionnelle différencie la prose (énoncé qui remplit les lignes de la page) de la poésie (structurée en strophes et présentant un système régulier de mètres et de rimes). Néanmoins, prise au sens large, la poésie peut-être considérée comme le caractère littéraire propre d'un texte. Aloysius Bertrand crée le genre nouveau du poème en prose dans Gaspard de la nuit (1842), qui influencera Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont, Mallarmé...
- Les strophes disparaissent au profit de simples paragraphes et la longueur du texte est variable. Mais certaines caractéristiques de la poésie subsistent : l'organisation typographique perceptible, l'unité de sens et de composition, les répétitions, les images, la musicalité des variations du rythme, les allitérations et les assonances,... lui confère une harmonie visuelle.
- A la liberté d'écriture correspond une grande diversité des sujets : scènes de rue, paysages urbains, évocation d'un état d'âme, rêves, ...
Verlaine donne aux poètes de la fin du 19ème le nom de « poètes maudits » (voire « parias »)




Les figures de style


1) Les figures d'insistances : (soulignent, amplifient, dramatisent voire parodient)- la répétition consiste à reprendre textuellement un mot.
- l'anaphore est la répétition du même mot ou groupe de mots au début d'un vers, d'une phrase.
- le parallélisme est la reprise d'une même construction dans 2 groupes de mots (a-b / a-b), qui souligne correspondances ou oppositions : « Rodrigue, qui l'eût cru ? / Chimène, qui l'eut dit ? »
- le chiasme est un parallélisme inversé (a-b / b-a) : « Entre cet homme fauve et ce tragique enfant »
- l'accumulation lie un grand nb de termes ; la gradation énumère plusieurs termes d'intensité croissante : « Va cours, vole et nous venge. »
- la métabole est la répétition d'une idée par un synonyme : « Il devint gros et gras »
- le pléonasme procède par caractérisation superflue : « Un hasard imprévu »
- l'hyperbole est une exagération de l'expression : « Un conte à dormir debout »


2) Les figures d'oppositions :
- l'antithèse let en relief 2 termes qui s'opposent : « Non, j'ai pu vivre dans la servitude, mais j'ai tjrs été libre »
- l'oxymore est l'alliance syntaxique de 2 termes incompatibles : « Obscure clarté »
- le paradoxe consiste à présenter ce que l'on pense sous une forme qui heurte l'opinion commune, pour provoquer la réflexion par l'alliance de mots contraires : « Les crimes engendrent d'immenses bienfaits et les + grandes vertus développent des conséquences funestes »


3) Les figures de substitution : (ne prennent sens que par rapport à leur contexte)
- l'euphémisme désigne par des termes adoucis des réalités désagréable : « Il n'est plus »
- la litote, atténuation feinte, consiste à dire peu pour suggérer bcp : « Va je ne te hais point » (Chimène dans Le Cid ne dit pas à Rodrigue son amour, mais le suggère)
- la périphrase remplace un mot par un groupe de mots : les commodités de la conversation : les fauteuils
- la métonymie remplace un mot par un autre, qui entretient avec lui un rapport de proximité : le contenant pour le contenu (boire un verre), le lieu pour les habitants (rameuter la ville, la France a gagnée) ou le fabricant pour l'objet (une Peugeot)...
- la synecdoque remplace un mot par un autre, qui entretien avec lui un rapport d'inclusion : le genre pour l'espèce (l'animal pour le lion), la partie pour le tout (les voiles pour les navires), la matière pour l'objet (le fer pour l'épée)...


4) Les figures d'analogie : (images)
- la comparaison, grâce à ses outils comparatifs (comme, ainsi que, de même que, tel que...), formule la ressemblance entre 2 objets
- la métaphore est une comparaison où il manque l'outil de comparaison, parfois aussi le comparé : « le troupeau des nuages »
- l'allégorie est le récit ou la description d'une réalité abstraite sous une forme + concrète.










Registres et tonalités

Le terme de registre tend à désigner l'ensemble des moyens expressifs visant à susciter une émotion : peur, admiration, compassion, attendrissement, indignation, amusement...

1) Le registre épique :
Depuis l'épopée d'Homère et la chanson médiévale, le registre épique exalte, les exploits de héros affrontant d'autres hommes ou des forces naturelles, réalisant des exploits et démontrant ses valeurs morales et guerrières. Cet être exceptionnel peut être aidé par des pouvoirs surnaturels et surtout incarne les valeurs et les rêves d'un public/une société. Par amplification (accumulation, hyperbole, répétition, image valorisante...), le personnage apparaît grandi.

2) Le registre lyrique :
A l'origine, la poésie lyrique était chantée (la lyre d'Apollon, dieu de la poésie). Elle reste l'expression des sentiments du poète et vise à les faire partager au lecteur. Les thèmes universels de l'amour, de la fuite du temps, du souvenir (énonciation à la 1ère personne).

3) Le registre tragique :
Héritée du théâtre grec et développé en France surtout au 17ème, la tragédie met en scène des héros, conscient de leur impuissance, confrontés à une fatalité (passions, haine des Dieux, absurdité de l'existence, devoir familial ou politique...), contre laquelle ils se débattent en vain. Le tragique peut prendre d'autres formes, dans les romans de Zola, par exemple, où les personnages luttent contre des déterminismes naturels et sociaux qui les écrasent. Le registre tragique peut provoquer la terreur, l'effroi, mais aussi l'admiration envers le héros.

4) Le registre pathétique et dramatique :
Le pathétique suscite la compassion d'une souffrance mais sans placer le héros sous le signe du destin inéluctable des tragédies.
L'adjectif dramatique s'applique à l'action théâtrale ou caractérise une situation grave, urgente, propre à inquiéter, émouvoir le spectateur.

5) Le registre ironique : (voire absurde)
L'ironie est un art du décalage. Elle dit ce qui n'est pas, évoque ce qui devrait être en jouant de l'implicite. Elle invite à déchiffrer une intention plaisante sous le sens apparent des mots. Elle se reconnaît à des marques de distanciation :
- les figures de style comme l'hyperbole qui grossit, et la litote qui semble atténuer, l'antithèse qui marque le décalage
- la métaphore ou la comparaison réductrice ;
- les jeux de mots équivoques (à double sens), les calembours (réactive le sens propre sous le sens figuré : « sombrer dans le ridicule » dans un contexte maritime) ;
- le décalage entre le niveau de langue et le contenu...

6) Le burlesque et l'héroï-comique :
Le burlesque comme la parodie traite dans un style bas et familier des sujets élevés. L'héroï-comique au contraire, embellit, idéalise, des personnages ordinaires.

7) Le registre réaliste :
Particulièrement présent dans le roman, le registre réaliste se caractérise par la volonté de représenter le réel : le lecteur doit croire à la réalité de ce qui est raconté ('illusion réaliste'), l'histoire est vraisemblable, les personnages proches du quotidien.
















L'apologue et ses formes


1) L'apologue :
a. Définition :
Un apologue est un récit qui a pour fonction d'illustrer une leçon morale qui peut être formulée explicitement. Sa visée est donc argumentative. Elle propose des personnages et des situations symboliques, représentatifs de la morale que l'on veut en dégager.

b. L'efficacité démonstrative de l'apologue :
Elle tient d'abord à la brièveté et à l'aspect imagé du récit : celui-ci frappe le lecteur par sa valeur exemplaire. De plus, l'apologue implique un double niveau de lecture, qui correspond à sa double fonction : divertir et instruire. Au 1er degré, l'apologue propose une histoire généralement simple, ordinaire avec des personnages représentatifs d'une société. Ce récit est aussi à comprendre au 2nd degré et doit conduire le lecteur à interroger son sens : quelle en est la valeur symbolique ? Quel enseignement religieux ou moral peut-on en tirer ?


2) Les formes de l'apologue :

a. La parabole :
Récit allégorique Biblique qui propose un enseignement religieux et moral.

b. La fable :
Met souvent en scène des animaux symbolisant le monde des Hommes et des situations exemplaires. Le récit invite à procéder par induction : passer du cas à une réflexion générale.
Un art de la séduction : la fable est un discours argumentatif fondé davantage sur la persuasion. Il s'agit d'entraîner l'adhésion du lecteur par le récit (l'humour ou l'émotion, la diversité et le plaisir même de son écriture poétique) plutôt que par le raisonnement logique.
La morale, fait appel au bon sens du lecteur. Il ne s'agit pas d'inculper des règles de conduites mais d'inspirer au lecteur une attitude sage et raisonnée. Cependant elle peut aussi avoir une dimension critique que la moralité n'explicite pas (certaines de La Fontaine sont des critiques à peine voilées de la monarchie : critique de l'arbitraire royal ou des fastes de la cour).

c. Le conte :
Dans le conte, l'aventure vécue par le héros a pour but de susciter une réflexion morale et sociale : son enjeu est didactique. Il obéit à un schéma narratif récurrent : une situation initiale (fondée sur un bonheur ou un malheur) remis en cause par un événement perturbateur (maléfique ou bénéfique), une série d'aventures, un nouvel équilibre final.
Les personnages du conte, sont peu caractérisés pour que le destinataire puisse s'y identifier On parle d'archétype : modèle représentant un trait, un caractère,...
Le conte merveilleux se projette dans un ailleurs spatial et temporel souvent indéfini (« Il était une fois »). Il suscite le rêve tout en proposant une image des schémas sociaux et familiaux. Il s'appuie souvent sur une vision manichéenne (sans nuances, entière) entre le bien et le mal.
Le conte fantastique retranscrit l'angoisse de l'homme face à l'inconnu, ses difficultés à saisir une réalité énigmatique et fuyante.
Le conte réaliste (Maupassant) s'attache au quotidien à l'anecdotique, pour mettre en valeur un groupe très caractérisé sociologiquement (les paysans par ex) et géographiquement.
Le conte philosophique ou roman d'apprentissage s'inscrit dans une réalité histoire parfois masquée. Il raconte la formation d'une personne à la découverte brutale du monde (souvent irréel et d'exotisme) pour acquérir une certaine sagesse. Il permet à l'écrivain de combattre les abus, les préjugés, l'intolérance et l'oppression.














Le biographique

Le biographique désigne les écrits qui ont pour objet la narration de vies individuelles particulières. La sensibilité romantique favorise l'expression du moi. On distingue plusieurs formes biographiques :


1) La biographie et le récit de vie :
- Récit de la vie de quelqu'un célèbre (écrivain et pers différents). L'hagiographie, forme particulière, est le récit de la vie des saints. Ce mot désigne aussi, par extension, une biographie particulièrement élogieuse ou embellie.
- Dans le récit de vie, en règle générale, l'écrivain choisit de raconter la vie d'une personne inconnue ou peu connue mais dont l'existence revêt un caractère particulier, original.


2) L'autobiographie (écriture de sa propre vie) :
L'écrivain fait le récit rétrospectif de sa vie, il est donc auteur, narrateur et pers principal. Si l'auteur choisit de transformer certains éléments (lieux, pers, événement romancés...) il écrire un roman autobiographique. Dans la 2nde moitié du 20ème, l'autobiographie remet souvent en cause la structure chronologique et devient un récit + morcelé, éclaté.

Explicitement ou, + rarement implicitement, l'auteur définit un « pacte autobiographique » qui établit la relation auteur – lecteur : il explique ses motivations et s'engage à se décrire selon la réalité, sans mensonge ou déformations volontaires. Le lecteur est présenté comme témoin, confident ou quelqu'un que l'on veut convaincre. S'instaure alors un dialogue fictif entre le narrateur et le lecteur.

Plusieurs motivations engendrent l'écrit autobiographique :
- Volonté de dresser, au terme d'une existence, le bilan de sa vie
- Analyser le parcours psychologique, sentimental ou intellectuel suivi
- Désir de mieux se comprendre ou de se justifier face aux lecteurs et au monde
L'autobiographie relève ainsi du lyrisme en tant qu'expression privilégiée du moi, mais elle peut prendre une dimension argumentative.

Les difficulté d'écriture :
L'écart temporel entre l'événement passé et le moment d'écriture, les transformations involontaires des souvenirs, la défaillance de la mémoire peuvent présenter une image déformée du passé et remette en cause l'objectivité du discours. En outre, le travail sur l'écriture peut dénaturer le souvenir en empêchant toute spontanéité, et le portrait de personnage semble figé.


3) Les mémoires :
L'auteur narrateur se pose en tant que témoin d'événements historique qu'il raconte. Sa vie privée n'est pas l'objet principal de l'œuvre. Ainsi, les mémoires dressent, à travers le regard du narrateur pers, une peinture de la société contemporaine, voire une critique de celle-ci. Les observations, analyses et jugements sur les évènements vécus viennent s'ajouter à un récit, souvent chronologique.
L'écriture des mémoires répond à plusieurs motivations :
- se raconter
- laisser une trace écrite de son existence (et par là dépasser la mort pour atteindre une forme d'immortalité, comme le voulait Chateaubriand dans 'Mémoires d'outre-tombe')
- livrer un témoignage personnel sur des événements, une classe sociale ou une époque, qui donnera lieu à une réflexion politique ou philosophique sur l'homme et la société

Les mémoires, comme l'autobiographie revendiquent une écriture sincère. Mais il ne faut pas oublier que tout témoignage est soumis aux aléas de la mémoire et comporte une part irréductible de subjectivité. La connaissance de la biographie de l'auteur est utile pour comprendre la façon dont les évènements sont relatés et commentés.


4) Le journal intime :
Ecrit au jour le jour et non de façon rétrospective (flash-back...). Le discours est dominant dans le journal intime même s'il comporte quelques passages narratifs












Le théâtre


1) Les différentes formes de discours théâtral :
Le dialogue : on distingue la répartie (réplique brève), la tirade (longue réplique), la stichomythie (échange rapide de répliques très brèves), le polylogue (différentes voix mènent un ou plusieurs dialogues dans le même temps)
Le monologue : un pers parle seul sur scène
L'aparté : au milieu d'un dialogue, un pers parle pour lui-même ou au public sans que l'autre pers soit censé l'entendre


2) Les genres théâtraux :
La comédie : pers communs, situation relevant des caractères ou des mœurs, dénouement heureux
La tragédie : sujet noble, registre élevé, obstacle lié à la fatalité ou aux raisons d'Etat, dénouement malheureux
La tragicomédie : au 17ème, reprend certains critères du tragique mais avec un dénouement heureux
Le drame bourgeois : au 18ème, met en scène des situations et des pers contemporains avec une visée morale où domine le pathétique
Le drame romantique : préconise le mélange des genres et l'abandon des règles et l'abandon des règles classiques pour montrer l'homme et le monde dans leur totalité


3) Le monologue :
Il intervient souvent à un moment où le pers se trouve face à un problème à résoudre (d'où sa dimension délibérative) ou encore lorsqu'il est plongé dans une confusion intérieure extrême (d'où sa ponctuation expressive)
Bien entendu, le public semble être le destinataire privilégié, mais le monologue est d'abord un dialogue de soi à soi (emploi du 'tu' pour se désigner). Il peut aussi s'adresser à un pers absent (usage de l'apostrophe)
Enjeux : le monologue permet d'avoir accès à l'intériorité du pers. Les émotions suscitées chez le spectateur sont donc importantes. De +, sa valeur délibérative implique des conséquences sur l'action à venir : quelle décision est prise ? Quels sont ses effets ?


4) Le dialogue et sa dimension argumentative :
Le dialogue se fait débat : échange de points de vue, volonté de convaincre et persuader l'autre, il devient parfois polémique. Le dialogue devient alors un moyen pour l'auteur de développer, à travers ses pers, sa propre réflexion et ses propres interrogations sur un sujet.
Le rôle du lecteur est particulièrement intéressant : aucune réponse ne lui est d'emblée fournie. Le dialogue présente un éventail d'arguments et de contre arguments : c'est au lecteur d'en évaluer la validité et de former son propre jugement.


5) La double énonciation :
Une particularité du langage théâtrale est que le discours d'un pers s'adresse à la fois à un autre pers et au public (il peut alors y avoir double sens). C'est le cas par ex du quiproquo, où seul le spectateur comprend la réalité de la confusion dans laquelle sont plongés les pers.
De +, derrière chaque parole, c'est le dramaturge qui en dernier lieu s'adresse à son public. Ainsi lorsque, dans Tartuffe, le faux dévot s'adresse à Elmire, son discours à pou but de séduire ; ce que Molière révèle, lui, c'est son hypocrisie.












Divers trucs


1) L'organisation d'un texte :
L'ensemble de ces moyens sont susceptibles de renseigner sur une intention de construction :
- Les paragraphes ou strophes : établir ce qui fait leur unité, le liens entre chaque.
- La progression chronologique : Les indices temporels (adverbes,CCT)
- Les progressions : situations initiale, finale, événements perturbateurs
- Le début/la fin : comparer (similitudes, écarts...)
- Les plans type : dialectique, chronologique, cyclique, oratoire (ex :le sonnet)
- Les verbes d'action : peuvent parfois jalonner une progression
- Les indices spatiaux ou temporels : changements de repères, évolutions spatiales


2) La connotation :
On appelle connotation le sens implicite qui vient s'ajouter à la signification d'un mot en fonction. Elles peuvent donner une dimension nouvelle, plus profonde selon : le contexte, celui qui l'emploie...
Ex : « Il écartait de ses pensées avec toute son énergie le souvenir de Clara. Il savait qu'il n'avait plus le droit désormais de penser à une femme. »
Si cette phrase est prononcée par un condamné à mort, le mot " femme " peut alors connoter la vie, la liberté...


3) La valeur des temps et leur signification :
« Des opérateurs patients ont réussi à filmer des plantes qui, en accéléré, naissent devant nous, grandissent, font fleur, font graine, se racornissent et meurent... Si l'on pouvait en faire autant pour un visage, nous saurions que nous n'en avons pas un, mais d'innombrables que c'est une suite, une fuite, que toute photo le fige, donc le trahit, comme d'ailleurs tout portrait, fût-il génial, puisqu'il en élimine le passé et l'avenir. »
Dans les 2 1ère lignes, le présent de narration nous permet d'imaginer le film en insistant sur l'impression qu'il donne : comme si les plantes poussaient devant nous. Dans les lignes 3 et 4, le présent de vérité générale indiscutable donne à la thèse de l'auteur plus de poids.
Présent Futur ou passé proche
Présent de vérité générale
Présent de narration
Imparfait Description dans le passé
Durée
Habitude, répétitionPassé simple Narration dans le passé

Fait inhabituel, ponctuel (s'oppose à l'imparfait)
Futur Evoque l'avenir souvent sur le mode de la certitude
AnticipationTemps composés Expriment le caractère révolu de l'événement

















Méthodologie


1) L'étude d'un corpus de textes :

a. La lecture attentive du corpus :
- Procéder à une 1ère approche globale du corpus : à quels objet(s) d'étude(s) se rattache-t-il ? Dans quelle période ou mouvement littéraire les situer ?
- Effectuer une 1ère comparaison, rapide, des textes : points communs, différences
- Mobiliser vos connaissances par rapport aux objets d'études que vous avez étudiés

b. L'analyse des questions :
- Clarifier l'objectif de la question : faut-il comparer les textes ? Leur trouver des points communs ? ...
- Analyser le travail demandé en vous attachant aux verbes qui vous indiquent les tâches à effectuer, ex : le verbe étudier signifie à la fois relever, analyser et interpréter

c. Répondre à une question :
- Souligner dans les textes les éléments sur lesquels doivent prendre appuie votre réflexion
- Noter les principaux points de votre réponse au brouillon, puis les organiser logiquement.
- Rédiger soigneusement votre réponse sans oublier de citer les textes
- La phrase introductive doit contenir l'objet d'analyse et la problématique
- Le plan du développement doit traiter tous les textes en même temps autour d'idées directrices communes
- La phrase conclusive reprend le thème commun aux textes mais montre que chaque auteur à son propre style.


3) Le commentaire littéraire :

a. Mettre en rapport le texte étudié avec le corpus, l'objet d'étude et le programme :
- Il correspond à l'un des objets d'étude de votre programme et cela doit immédiatement vous donner des pistes sur son écriture et ses enjeux.
- Il appartient à un corpus que vous avez déjà analysé grâce aux questions posées : aidez-vous de ces questions pour comprendre les enjeux de votre texte.
- Situer ce texte par rapport à un mouvement culturel/littéraire (il y appartient ou s'y oppose)

b. Le travail d'analyse préparatoire : outils et mécanismes
- A quel genre appartient le texte ? Quelles en sont les caractéristiques ?
- Quelles formes de discours comporte-t-il ? Quels en sont les procédés d'écritures significatifs ?
- Quels sont ces thèmes ? Vous semble-t-il original ou traditionnel ?
- Quels sont les registres dominants ? Quels en sont les éléments représentatifs ?
Pour vos analyses pensez toujours au système d'énonciation/de narration, aux champs lexicaux, aux figures de styles, aux temps verbaux, aux connecteurs logiques et spatio-temporels, à la syntaxe (ponctuation, structure des phrases).
Ces questions doivent permettre de formuler les hypothèses sur le sens du texte, de dégagez ses enjeux, d'en comprendre la visée (quel effet cherche-t-il à produire chez le lecteur).


4) La dissertation :

a. Analyser le sujet :
- Repérer les éléments importants de l'intitulé, la formulation de la consigne (par ex : « vous vous demanderez en quoi / ou dans quelle mesure » invitent à la discussion)
- Dégagez, reformuler les mots-clés
- Dégagez une problématique : transformer l'énoncé en un problème à résoudre. Tisser des rapprochements, des confrontations, des oppositions à partir des mots-clés

b. Construire l'introduction et la conclusion :
L'introduction, amène le sujet, expose la problématique en reprenant la citation ou l'énoncé et finalement annonce le plan par une question pour chaque partie.
La conclusion, fait le bilan de l'étude en répondant à la problématique, parfois par nuance.

c. Bâtir le plan :
- Se servir de la problématique comme point de départ où chaque partie constitue donc un élément de réponse. Ne pas oublier les transitions entre les parties.
- L'ordre des parties dépend du type de sujet. S'il s'agit d'explorer une notion, on mettra en évidence ses principales caractéristiques, en allant du + évident vers le + complexe.
Plan dialectique : thèse, antithèse, synthèse
Plan concessif : thèse 1 acceptée ou refusée, thèse 2 avec amendement : Certes la thèse 1 est juste, fausse, mais on ajoute une objection, elle présente des limites
Plan thématique : explore différents aspects du thème proposé par le sujet
Plan analytique : analyse et expose le problème, développe un commentaire perso


5) L'écriture d'invention :

a. Genre de texte à produire :
L'objectif est d'être soi-même l'auteur d'un texte, en rapport avec le corpus et l'objet d'étude. Il s'accompagne de consignes précises, qui vous obligent à mettre en pratique des savoirs littéraires, donc à les maîtriser. Ex : Discours (plaidoyer ou réquisitoire), lettre (privée ou publique), essai (préface), article (réponse, éditorial, critique), dialogue, monologue...

b. Analyser le sujet :
- Etablissez le lien entre le sujet et le corpus, pour cerner les objectifs de travail
- Identifiez les consignes imposées : ces contraintes vous délimite le cadre de votre création.

c. Organiser le travail préparatoire :
Sujet avec des contraintes formelles : faire la liste des procédés à utiliser que vous pourrez trouvez dans les autres textes. Idem si l'on vous demande d'écrire « à la manière de »
pour prolonger un texte : analyser le texte de base et adopter le même genre, registre, niveau de langue ; respecter la situation des personnages, le contexte historique, les temps verbaux, le système d'énonciation ou de narration ...
avec un travail de transposition, de réécriture : analyser le texte initial et vous demander quels éléments doivent être conservés (contenu et forme) et lesquels doivent être modifiés


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