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Roman de Rimbaud

 
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Sophie


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MessagePosté le: Mer 4 Juin - 14:57 (2008)    Sujet du message: Roman de Rimbaud Répondre en citant

Séquence 1
Lecture Analytique n°1 
  
Roman de Rimbaud 
  
            Ce poème a été rédigé en 1970. Rimbaud porte un regard critique sur la ville de Charleville au moment où il envisage de la quitter. De plus il raconte la découverte amoureuse dans ce poème régulier. En effet celui ci se compose de 4 parties de 2 quatrains. Le poète va jouer sur les genres littéraires. Comment Rimbaud les utilise-t-il dans ce texte pour se livrer tout en gardant une certaine distance ?  
I. Récit vécu
 
  1. Cadre spatio-temporel

 
            Le poète nous fait une description très précise de l’espace qui l’environne. Pour cela il utilise des groupes nominaux comme les « tilleuls verts » v4 qui sont opposés aux « cafés tapageurs » v3. On voit apparaître une envie d’évasion chez Rimbaud qui le mène sur la « promenade »v4. Ainsi se peint l’endroit propice à la rencontre romantique.
           
            Des références à la ville de Charleville sont faites lors des 2 premiers quatrains. Ainsi Charleville est décrite telle une ville de province avec des « cafés » v3, repris de façon implicite aux vers 7 et 8 avec le champ lexical du bruit (« bruits » et « bière »), puis au vers 29 où on note l’évolution de l’image du café : Aux vers 3 et 29, on retrouve le même adjectif « éclatant » qui au vers 3 est dévalorisant alors qu’au vers 29 il est valorisant. Rimbaud nous décrit une autre facette de cette ville, plus calme. La promenade est un lieu où on s’isole, on se laisse aller comme le montre la proposition « qu’on ferme la paupière » v6. Et il y a un effet d’insistance sur l’agréable de cette promenade (et la fuite des cafés) par le chiasme au v5 du à la répétition de l’adjectif « bon ».  Des lieux qui sont familiers au poètes sont décrits de telle sorte qu’ils laissent transparaître l’univers de la province.
 
            L’action se déroule lors de l’été : « juin » v5, « nuit de juin » v13 et « août » v25. On a donc un cadre temporel très court. On a aussi un repère de l’âge au vers 1 et repris au vers 13. Le « dix-sept ans » du vers 1 représente une généralité. En revanche au vers 13, il remplace la généralité par un récit vécu.
 
 
  1. L’énonciation

 
            On note au début du poème l’utilisation du pronom personnel « on » qui a une valeur universelle. Par exemple au vers 1 « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », le poète s’adresse a tous les jeunes des dix-sept ans mais aussi aux plus vieux. Puis au vers 24, le « on » est remplacé par le « vous » qui en réalité a une valeur de « je ». Nous sommes dans un récit autobiographique où Rimbaud nous dévoile ses sentiments et ses émotions.
            Tout d’abord, le poète décrit une certaine lassitude de sa vie de jeune homme liée à l’amitié masculine et aux cafés. Il exprime son quotidien à travers le champ lexical du bruit « tapageurs » v3, « foin » v2. Dénonçant ainsi son envie de se détacher de ses habitudes.
Cette envie va être favorisée par la période du mois de juin qui symbolise le renouveau. Alors on a une opposition entre la lassitude du poète et l’apaisement offert par les vacances et le printemps (« bons soirs de juin » v5).
On peut relever l’utilisation des sens qui éveille de la sensualité. Avec les parfums des « tilleuls » répétés deux fois (v4 et v5), le toucher « l’air est si doux » v6 et le goût par la métaphore « la sève est du champagne et vous monte a la tête » v13, le bien être du jeune homme est naissant.
Le plaisir et l’attirance sont montrés par des groupes nominaux (« doux frissons » v12) et des verbes (« divague » v15, « palpite » v16, « griser » v13). La phrase « on se sent un baiser au lèvres » v15 renforce une envie de contact, qui est une envie fantasmée par le jeune homme.
Après la description de sa ville, Rimbaud nous décrit sa rencontre avec une jeune fille.
Celle-ci est décrite par une métonymie « tout petit chiffon » v9. Cette figure de style est dévalorisante puisqu’elle accentue sur le fait que la jeune fille est quelconque. On a aussi une prolepse sur la chute du poème avec le groupe « piqué d’une mauvaise étoile » v13.
            Le coup de foudre est raconté en quatre strophes (II et III). Il est engendré par l’attirance physique (« aperçoit » v9). C’est la jeune fille qui prend l’initiative (« se tourne » v23).  De la jeune fille quelconque, elle passe à « l’adorée » v28 qui montre un amour déraisonné. Cette idée est reprise avec l’anaphore aux vers 25 et 26 « Vous êtes amoureux ». Mais là encore, la relation est dévalorisée au vers 27 : l’expression « vous êtes mauvais goût » v27 et l’attitude de ses amis (« tous vos amis s’en vont »v27) montrent à quel point la relation est ennuyeuse et exclusive.
 
II. La présence du travail de l’écrivain
 
  1. le titre

 
            Le poème reprend la disposition du roman avec les chapitres. On retrouve le mot « romans » v17 et l’allusion à Robinson Crusoé v17 (« Robinsonne » cet apax est utilisé pour montrer son envie de vivre une de ces histoires.) qui est le roman d’aventure par excellence. Il y a un jeu de double lecture.         Il oppose deux sentiments « le cœur fou » v17 → perte de raison et de « sérieux » v1 (accent par la diérèse).     
Rimbaud  est dans le genre du roman d’apprentissage.
 
  1. roman d’apprentissage

     
            Le roman d’apprentissage est très à la mode au XIXe siècle. Ici on est dans un apprentissage amoureux. Rimbaud évoque  les « sonnets » v26 qui sont les poèmes d’amour de l’époque. Il est dans le cliché tout comme dans les romans. (Mimétisme : imitation du roman).
Les sonnets « la font rire » v26 : cela montre qu’il ne faut pas prendre au sérieux cette histoire, cette rencontre. De plus il y a une référence critique à la Pléiade : Ronsard …
            Un autre genre littéraire est cité : celui de la lettre. Au vers 28, la lettre de rupture est la seule chose qu’il faut prendre au sérieux.
 
  1. Composition

 
            C’est une composition cyclique. En effet le vers 1 est repris au vers 31. Elle symbolise l’histoire d’amour qui se répète, qui est universelle et authentique. Cette composition met l’accent sur la légèreté des sentiments, le manque de sérieux.
 
 
 
  1. la chute

 
La chute est l’effet de surprise que provoque parfois la fin du poème. Dans « Roman » la chute se produit aux vers 28 et 29. Ici les « … » ménagent cette chute et créent une ellipse.
On s’attend a une correspondance amoureuse mais il y finalement la lettre de rupture et le retour aux « cafés ». Il n’y a pas de regrets de la part du jeune homme : il retourne à ses anciennes habitudes (« rentrez », « demandez »)
 
III. Autodérision
 
  1. les codes sentimentaux

     
      Rimbaud se moque des codes sentimentaux. Ainsi il décrit la jeune fille comme commune, la relation amoureuse comme ennuyeuse. De plus le jeune homme s’y prend mal (« naïf » v21, « Vos sonnets La font rire » v26 et l’hyperbole « immensément » v21 crée une phrase ascendante).
Le poète prend plaisir à se moquer du romantisme en parlant d’amour de façon plate (pas de lyrisme, comparaison du cœur qui palpite avec une petite bête et il parle du parfum de vigne et de bière).
 
  1. l’âge

 
Rimbaud prend du recul et s’amuse de sa maladresse et de cet amour passé. Il y a autodérision car le poète prend de la distance par rapport a lui-même en faisant un jugement sur son aventure.
 
PAs de conclu Rolling Eyes



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MessagePosté le: Mer 4 Juin - 14:57 (2008)    Sujet du message: Publicité

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laetitia


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MessagePosté le: Sam 7 Juin - 17:18 (2008)    Sujet du message: Roman de Rimbaud Répondre en citant

j'ai aussi mon roman voila je le met :


Lecture analytique 1 : 
« Roman » 
 
Composition :
8 strophes de 4 vers
Alexandrins
Rimes croisées
Thèmes des amours de vacances
Ecrit à la 3è personne : roman, pourtant il parle de son expérience
 

Introduction :
Poème rédigé en sept 1870. Composé de 4 parties divisées en 2 parties. Régularité dans la composition. Il raconte la découverte amoureuse d’un jeune homme située à Charleville : il parle de son univers. Texte écrit à un moment important de la vie de Rimbaud. Coté autobiographique.
 

Comment Rimbaud joue- t- il avec les différents genres dans ce texte pour se livrer tout en gardant une certaine distance ?
 

I/ Récit vécu :
a)      cadre spatiotemporel :
      •     Juin/Août : vacances. On va sur la promenade pour s’évader des cafés. Rencontre de la jeune fille le soir : coté romantique. Référence à la vie de Charleville : ville de province avec des cafés (v3) repris de façon plus implicite (v7-8).
      •     Ils sont aussi évoqués plus positivement « éclatants » = sens mélioratif (v29) alors qu’ils ont une connotation péjorative « tapageurs, éclatants » (v3).
      •     On s’isole sous la promenade, on ferme les paupières, on se laisse aller. Chiasme qui souligne « bon dans les bons » (v5).
      •     Description des lieux familiers = univers de la province qui va transparaître. « juin » (v5) // « nuit de juin » v(13) = repères dans le temps = récit vécut.
 

b)   l’énonciation :
      •     « on » et « vous » = effet d’identification. « on » prend une valeur universelle  « vous » = je (v24).
      •     L’auteur est lassé de cette vie de jeune homme (« cafés tapageurs » qui de viennent « éclatants »). Il veut se détacher de ses amitiés masculines. Champ lexical du bruit lié à cette lassitude.
      •     Juin = image du renouveau. Opposition entre cette lassitude et aux autres émotions qui apparaissent « bon soirs de juin », « loués jusqu’au mois d’Août » = période où les émotions peuvent apparaître.
      •     Sens - olfactif = les tilleuls verts (« parfums » x2)
-          touché = air doux
« la sève, le champagne » = le désire : on ferme les paupières et on se laisse aller.
      •     L’amour naît d’un coup de foudre car l’auteur a besoin de sensualité (4 strophes).
Initiatives de la fille = « elle se tourne, alerte d’un mvt vif » engendrées à la fois par l’attirance physique de Rimbaud pour la jeune fille = « on s’aperçoit » + « petites bottines » (« petite » x3).
      •     Description grâce à la métonymie (v9→12). La vue de cette jeune fille provoque l’attirance développée : « grise », « divague » et « palpite » (13→16) = fantasme, envie d’embrasser (+champagne) = euphorie. Pourtant la fille est quelconque : « chiffon » + « mauvais étoile » (= elle est mal habillée).
      •     Gradation : le chiffon devient l’adoré, seul objet d’occupation marquée par l’anaphore « vous êtes amoureux » (v25-26). Obsession de Rimbaud trop poussée : « vous êtes mauvais goût » = pour les amis ‘est ennuyeux et exclusif. Ce qu’on adore avant tout, c’est une idole et pas une fille.   
 

 

 

II/ La présence du travail de l’écrivain :
a)      le titre :
      •     Le titre reprend la disposition du texte : Rimbaud raconte une histoire (roman d’apprentissage).
      •     Le poème est mis dans un jeu de double lecture. Importance du v17 : construction d’une histoire d’amour comme il l’a lu dans les romans.
Robinsonne = néologisme. Perte de raison = « fou ».
      •     Cette rencontre n’est qu’une aventure et n’a pas d’importance : « on n‘est pas sérieux quand on a 17 ans »  (+diérèse).
 

b)      roman d’apprentissage :
      •     Le roman d’apprentissage est très fréquent au XIXè (Bel amis de Maupassant). Le fait que le jeune écrive des poèmes est un cliché.
      •     Evolution entre le jeune homme qui découvre l’amour puis qui va être rejeté.  = mimétisme du roman d’apprentissage, complété par les « sonnets » qui ne sont pas pris au sérieux par la jeune fille, comme les poèmes écrits par Rimbaud.
       •    Référence aux textes de la playade (Ronsard…). Le seul texte pris au sérieux dans le poème est l lettre de rupture.
 

c)      la composition :
      •     On trouve un effet cyclique : les amours à cet âge là sont répétitifs (reprise des v1 et 31). Effets produits : romance, histoire d’amour qui se répète. Ça devient universel car il utilise le « on » et le « vous ». Les histoires sérieuses seront pour plus tard.
 

d)      la chute :
      •     Ellipse narrative : « … » (v29). Basculement du poème, rupture qui est marquée par les « … ». Elle n’engendrera rien car le jeune homme retourne à ses vieilles habitudes.
      •     Renforcement de l’effet cyclique (v30).
 
III/ L’autodérision :
a)      codes sentimentaux :
      •     La fille est décrite comme assez commune et de mauvais goût : elle parait ennuyeuse. Le jeune homme s’y prend mal pour écrire ses sonnets (v28). On trouve une hyperbole (v21) « immensément » (= long) « naïf » (= court) : phrase ascendante.
      •     Rimbaud prend plaisir à prendre à contre-pied tout ce qui évoque le romantisme (« roman »). « le cœur palpite comme une petite bête » = comparaison ridicule.
      •     On trouve des parfums de vignes et de bière. Il n’y a pas de lyrisme mais un éveil des sens (« sève qui monte »).
 

b)      l’âge :
      •     Rimbaud prend du recul, il en a terminé. Il s’amuse de sa maladresse et de cet amour de jeunesse qu’il a cru être le grand amour. « vous êtes amoureux » x2 : il veut s’en convaincre.
 

 


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MessagePosté le: Mer 31 Déc - 13:07 (2014)    Sujet du message: Re: Roman de Rimbaud Répondre en citant

Sophie a écrit:
Séquence 1
Lecture Analytique n°1    
     
Roman de Rimbaud    
     
            Ce poème a été rédigé en 1970. Rimbaud porte un regard critique sur la ville de Charleville au moment où il envisage de la quitter. De plus il raconte la découverte amoureuse dans ce poème régulier. En effet celui ci se compose de 4 parties de 2 quatrains. Le poète va jouer sur les genres littéraires. Comment Rimbaud les utilise-t-il dans ce texte pour se livrer tout en gardant une certaine distance ?  
I. Récit vécu
 
  1. Cadre spatio-temporel

 
            Le poète nous fait une description très précise de l’espace qui l’environne. Pour cela il utilise des groupes nominaux comme les « tilleuls verts » v4 qui sont opposés aux « cafés tapageurs » v3. On voit apparaître une envie d’évasion chez Rimbaud qui le mène sur la « promenade »v4. Ainsi se peint l’endroit propice à la rencontre romantique.
           
            Des références à la ville de Charleville sont faites lors des 2 premiers quatrains. Ainsi Charleville est décrite telle une ville de province avec des « cafés » v3, repris de façon implicite aux vers 7 et 8 avec le champ lexical du bruit (« bruits » et « bière »), puis au vers 29 où on note l’évolution de l’image du café : Aux vers 3 et 29, on retrouve le même adjectif « éclatant » qui au vers 3 est dévalorisant alors qu’au vers 29 il est valorisant. Rimbaud nous décrit une autre facette de cette ville, plus calme. La promenade est un lieu où on s’isole, on se laisse aller comme le montre la proposition « qu’on ferme la paupière » v6. Et il y a un effet d’insistance sur l’agréable de cette promenade (et la fuite des cafés) par le chiasme au v5 du à la répétition de l’adjectif « bon ».  Des lieux qui sont familiers au poètes sont décrits de telle sorte qu’ils laissent transparaître l’univers de la province.
 
            L’action se déroule lors de l’été : « juin » v5, « nuit de juin » v13 et « août » v25. On a donc un cadre temporel très court. On a aussi un repère de l’âge au vers 1 et repris au vers 13. Le « dix-sept ans » du vers 1 représente une généralité. En revanche au vers 13, il remplace la généralité par un récit vécu.
 
 
  1. L’énonciation

 
            On note au début du poème l’utilisation du pronom personnel « on » qui a une valeur universelle. Par exemple au vers 1 « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », le poète s’adresse a tous les jeunes des dix-sept ans mais aussi aux plus vieux. Puis au vers 24, le « on » est remplacé par le « vous » qui en réalité a une valeur de « je ». Nous sommes dans un récit autobiographique où Rimbaud nous dévoile ses sentiments et ses émotions.
            Tout d’abord, le poète décrit une certaine lassitude de sa vie de jeune homme liée à l’amitié masculine et aux cafés. Il exprime son quotidien à travers le champ lexical du bruit « tapageurs » v3, « foin » v2. Dénonçant ainsi son envie de se détacher de ses habitudes.
Cette envie va être favorisée par la période du mois de juin qui symbolise le renouveau. Alors on a une opposition entre la lassitude du poète et l’apaisement offert par les vacances et le printemps (« bons soirs de juin » v5).
On peut relever l’utilisation des sens qui éveille de la sensualité. Avec les parfums des « tilleuls » répétés deux fois (v4 et v5), le toucher « l’air est si doux » v6 et le goût par la métaphore « la sève est du champagne et vous monte a la tête » v13, le bien être du jeune homme est naissant.
Le plaisir et l’attirance sont montrés par des groupes nominaux (« doux frissons » v12) et des verbes (« divague » v15, « palpite » v16, « griser » v13). La phrase « on se sent un baiser au lèvres » v15 renforce une envie de contact, qui est une envie fantasmée par le jeune homme.
Après la description de sa ville, Rimbaud nous décrit sa rencontre avec une jeune fille.
Celle-ci est décrite par une métonymie « tout petit chiffon » v9. Cette figure de style est dévalorisante puisqu’elle accentue sur le fait que la jeune fille est quelconque. On a aussi une prolepse sur la chute du poème avec le groupe « piqué d’une mauvaise étoile » v13.
            Le coup de foudre est raconté en quatre strophes (II et III). Il est engendré par l’attirance physique (« aperçoit » v9). C’est la jeune fille qui prend l’initiative (« se tourne » v23).  De la jeune fille quelconque, elle passe à « l’adorée » v28 qui montre un amour déraisonné. Cette idée est reprise avec l’anaphore aux vers 25 et 26 « Vous êtes amoureux ». Mais là encore, la relation est dévalorisée au vers 27 : l’expression « vous êtes mauvais goût » v27 et l’attitude de ses amis (« tous vos amis s’en vont »v27) montrent à quel point la relation est ennuyeuse et exclusive.
 
II. La présence du travail de l’écrivain
 
  1. le titre

 
            Le poème reprend la disposition du roman avec les chapitres. On retrouve le mot « romans » v17 et l’allusion à Robinson Crusoé v17 (« Robinsonne » cet apax est utilisé pour montrer son envie de vivre une de ces histoires.) qui est le roman d’aventure par excellence. Il y a un jeu de double lecture.         Il oppose deux sentiments « le cœur fou » v17 → perte de raison et de « sérieux » v1 (accent par la diérèse).     
Rimbaud  est dans le genre du roman d’apprentissage.
 
  1. roman d’apprentissage

     
            Le roman d’apprentissage est très à la mode au XIXe siècle. Ici on est dans un apprentissage amoureux. Rimbaud évoque  les « sonnets » v26 qui sont les poèmes d’amour de l’époque. Il est dans le cliché tout comme dans les romans. (Mimétisme : imitation du roman).
Les sonnets « la font rire » v26 : cela montre qu’il ne faut pas prendre au sérieux cette histoire, cette rencontre. De plus il y a une référence critique à la Pléiade : Ronsard …
            Un autre genre littéraire est cité : celui de la lettre. Au vers 28, la lettre de rupture est la seule chose qu’il faut prendre au sérieux.
 
  1. Composition

 
            C’est une composition cyclique. En effet le vers 1 est repris au vers 31. Elle symbolise l’histoire d’amour qui se répète, qui est universelle et authentique. Cette composition met l’accent sur la légèreté des sentiments, le manque de sérieux.
 
 
 
  1. la chute

 
La chute est l’effet de surprise que provoque parfois la fin du poème. Dans « Roman » la chute se produit aux vers 28 et 29. Ici les « … » ménagent cette chute et créent une ellipse.
On s’attend a une correspondance amoureuse mais il y finalement la lettre de rupture et le retour aux « cafés ». Il n’y a pas de regrets de la part du jeune homme : il retourne à ses anciennes habitudes (« rentrez », « demandez »)
 
III. Autodérision
 
  1. les codes sentimentaux

     
      Rimbaud se moque des codes sentimentaux. Ainsi il décrit la jeune fille comme commune, la relation amoureuse comme ennuyeuse. De plus le jeune homme s’y prend mal (« naïf » v21, « Vos sonnets La font rire » v26 et l’hyperbole « immensément » v21 crée une phrase ascendante).
Le poète prend plaisir à se moquer du romantisme en parlant d’amour de façon plate (pas de lyrisme, comparaison du cœur qui palpite avec une petite bête et il parle du parfum de vigne et de bière).
 
  1. l’âge

 
Rimbaud prend du recul et s’amuse de sa maladresse et de cet amour passé. Il y a autodérision car le poète prend de la distance par rapport a lui-même en faisant un jugement sur son aventure.
 
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Juste une petite précision, Rimbaud est mort en 1891 donc le Roman fut écrit en 1870 et non 1970 Wink

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