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Le dormeur du val (toujours Rimbaud)

 
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Sophie


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MessagePosté le: Mer 4 Juin - 15:01 (2008)    Sujet du message: Le dormeur du val (toujours Rimbaud) Répondre en citant

Exclamation J'ai pas grand chose dc si qqn a des trucs à rajouter, qu'il hésite pas! Exclamation



Séquence 1
Lecture Analytique n°2 
  
Le Dormeur du Val de Rimbaud 
  
            Dans ce poème, Rimbaud évoque la guerre de la Prusse (1870). En fuguant, il va être confronté à cette réalité. D’une façon plus implicite que dans le Mal, Rimbaud va dénoncer la guerre et suggérer la violence. Ce poème est un sonnet qui ne respecte pas sa forme classique. En effet les deux quatrains sont irréguliers et les thèmes sont différents et se mêlent. Comment la chute du poème va-t-elle mettre en valeur l’engagement du poète ?  
I. Evocation de la nature
 
            Au vers 1, le lieu géographique est défini par ce qu’il l’entoure (« un petit trou de verdure » v1). On en déduit que c’est une vallée où coule une rivière (« où chante une rivière » v1). De plus  le présentatif « c’est » v1 montre que l’endroit est peu précis. L’idée du « trou » v1 est repris au v 4 par « val ». La personnification au vers 3 de « la montagne fière » la rend imposante et l’oppose au « petit val » v4 qui désigne un endroit étroit.
            L’accent est mis sur la vie par de nombreuse références à la lumière : le « soleil » v3 qui donne une sensation de chaleur, la « lumière » v8 qui semble éclatante par le verbe « pleut » v8. Les mots « d’argent » et « luit » v3 et v4 qui sont mis en valeur par des rejets.
 
            D’une part, une idée de mouvement désordonné se dégage par l’expression « accrochant follement » v2. Et par la métaphore « mousse de rayons » v4 Rimbaud marrie l’eau et la lumière.
 
            D’une autre part, la nature est personnifiée. En effet au vers 1, « la rivière chante » et au vers 11, la « Nature » apparaît comme la mère nature qui est protectrice. Ainsi dans le deuxième quatrain, la nature devient accueillante et apaisante par les couleurs « bleu » v6 et « vert » au v8. De plus l’odorat, le toucher et l’ouïe du lecteur sont mis en éveil par la présence des « parfums » v12, des « glaïeuls » v9, du verbe « chante » v1 et des adjectifs « frais » v6 et « étendu » v7.
 
II. Evocation du dormeur
 
            Dans l’intégralité du poème, le champ lexical du sommeil est très présent. Il est vrai, que dès le titre «le « Dormeur » est évoqué. Ensuite le verbe conjugué « dort » est employé à trois reprises au v7, 9 et 11. On relève aussi les noms « lit » v8 et « somme » v10 et le verbe « berce » v11. Bien sur ce champ lexical contribue énormément à l’insistance sur la condition du dormeur. Par ce procédé, l’auteur veut nous faire croire que le jeune homme dort.
 
            Ce jeune homme est « tranquille » v14 (accentué par le rejet), il se laisse aller par le participe présent « baignant » v6 et il ne frissonne pas v12. Cette immobilité traduit le calme qui s’oppose à la vivacité de la nature. De plus le détachement du sujet de son verbe (« un jeune soldat » v5 et « dort » v7) insiste sur la banalité du jeune homme. L’idée du laisser aller est reprise par le groupe nominal « tête nue » v5 (sans casque).
 
 
 
 
III. Evocation de la mort
 
            A la chute du poème, on se rend compte que Rimbaud fait une description réaliste de la mort. Une relecture du poème est possible où l’on trouve des allusions à cette chute.
Ainsi le poète joue sur la maladie en opposant dans un même vers l’adjectif « pâle » et le nom « lumière » (vers 8), en utilisant « l’enfant malade » v10 pour désigner le jeune homme ce qui laisse supposer une souffrance. Et par le phrase « il a froid » v11, la maladie transparaît. Alors la maladie désigne en fait la mort. « Sa poitrine tranquille » v13-14 montre qu’il ne respire plus et « les pieds dans les glaïeuls » v9 font référence à l’enterrement. Par ailleurs, le « trou de verdure » v1 peut être vue comme une fosse. Le nom « trou » est repris au dernier vers « deux trous rouges » v14. L’accumulation de « sa narine » v12, « la main » v13 et « sa poitrine » v13 crée une unicité qui est brisée par les « deux trous » v14. Ce qui accentue l’effet de surprise dû à la chute. Pour finir Rimbaud insiste sur le sacrifice inutile de la jeunesse par la place de l’adjectif « jeune » après son nom au vers 5.
 
Conclusion
 
            Il y a une dénonciation de la guerre faite de façon pathétique.
            Le contraste entre la nature accueillante et le jeune homme mort renforce ce sentiment d’injustice. Tout est suggéré par l’euphémisme et la double lecture possible.
            Le lecteur doit se sentir concerner et être ému.
 
 
Lecture complémentaire : Le Mal
 


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MessagePosté le: Mer 4 Juin - 15:01 (2008)    Sujet du message: Publicité

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chacha


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MessagePosté le: Ven 6 Juin - 16:24 (2008)    Sujet du message: Le dormeur du val (toujours Rimbaud) Répondre en citant

j'ai fait exactement le meme plan a l'oral blanc de francais =D comme par hasard...^^

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laetitia


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MessagePosté le: Dim 8 Juin - 18:51 (2008)    Sujet du message: Le dormeur du val (toujours Rimbaud) Répondre en citant

Lecture analytique 2 : 
« Le dormeur du val » 
 
Composition :
Sonnet qui ne respecte pas la structure classique.
Rimes croisées et embrassées pour les quatrains (= irréguliers).
Deux tercets classiques.
Rappel :
Le sonnet a une forme fixe empruntée par la playade aux Italiens au XVIè. Le poème se compose de deux quatrains et deux tercets avec un schéma de construction à la rime identique (pour les deux quatrains les rimes sont embrassées et toujours identiques alors que pour les tercets on a d’abord des rimes plates puis croisées ou embrassées). Les vers sont des alexandrins. Le sonnet « revient à la mode » au XIXè grâce à Baudelaire. 
 

Introduction :
            Ce poème correspond à la réalité historique : c’est la guerre. Rimbaud fuit la guerre contre la Prusse. Il traverse la campagne et a vu l’horreur des champs de bataille. Ce poème dénonce la guerre d’une façon plus implicite que dans Le mal car Rimbaud suggère la violence sans jamais l’évoquer clairement.
 

Montrer comment la chute va mettre en relief l’engagement du poète.
 
I/ Evocation de la nature :
Strophe 1 :
      •    Lieu géographique définit par le champ lexical de la rivière. « C’est » = démonstratif qui désigne la nature.
      •    Evolution de la description des lieux : au début elle n’est pas très précise alors qu’à la fin du quatrain la description est plus précise.
      •    Personnification de la montagne fière : elle devient importante. Parallèle avec le « petit val » donnant un effet de redondance. Le « trou » rend le « petit val » plus intime.
      •    Evocation de la lumière et de la chaleur intense avec « soleil », « argent » et « luit ». « argent » et « luit » sont mis en valeur grâce à leur disposition en rejet.
      •    Personnification de la nature : « chante une rivière ». Elle devient active « accrochant follement aux herbes » = vie.
      •    Métaphore centrée sur la lumière qui va permette de symboliser la vie : « qui mousse de rayons » = mariage entre la lumière et la mousse.
 

Strophe 2 :
      •    Image de la nature qui reçoit le corps du soldat. Elle paraît accueillante, apaisante. « Frais cresson bleu » = les couleurs deviennent plus froides et moins lumineuses (bleu/vert).
      •    On retrouve un mélange sensoriel : odorat (glaïeuls), touché (la nuque qui baigne…), vue (soleil qui luit), ouie (la rivière chante). Ce mélange rend la nature agréable, protectrice, ce qui ne prépare pas le lecteur à la chute du poème.           
 

II/ Evocation du dormeur :
      •    On retrouve le champ lexical du sommeil, d’amblé dans le titre « dormeur ». L’immobilité du dormeur est mise en, parallèle avec la vivacité de la nature et de la rivière.
      •    Le vers « la nuque baignant dans un frai cresson » donne un effet de certain calme : un jeune homme qui se laisse aller au repos.
III/ Evocation de la mort :
      •    Le terme « soldat » met en valeur le statut et la jeunesse du jeune homme. On retrouve un réseau lexical qui se concentre sur la description du jeune homme qui s’oppose à celle de la nature.
      •    On note quelques indices de la mort dans le 2è quatrain mais elle n’est pas ouvertement évoquée : la description physiologique joue sur le dormeur et l’état du cadavre.
      •    L’auteur joue sur la maladie : « pâle » mis en parallèle avec « lumière » + « pluie » qui montre que la lumière est importante. « Enfant malade » (v10) rappelle cet état maladif suggéré par le terme « pâle ». « Il a froid » car il est mort.
      •    En revanche, on trouve dans le tercet 2 une description réaliste de la mort : « main sur sa poitrine » voulant dire gisant avec sa main sur sa poitrine. « Deux trous rouges » a un effet de jeu sur le nombre : « une narine, une main ». Ces termes accentuent l’effet de surprise que ressent le lecteur sur « les deux trous » : effet de chute.
      •    Chute qui permet de dénoncer l’injustice et l’inutilité de la mort, et le non sens qu’il y a à envoyer des jeunes hommes se faire tuer.
      •    Contraste entre la nature accueillante et le soldat mort : mise en valeur de l’injustice. Toute cette dénonciation est suggérée par l’euphémisme. Elle se fait de manière plus subtile, faisant appel au pathétique et à la pitié du lecteur.


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